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La
Republique Dominicaine n'est pas vraiment connue comme une destination
de plongée. On peut y faire malgré tout de très belles
plongées, malgré l'absence de "gros".
Comment
? Je l'ai déjà dit ici,
oui, je sais.
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Le
tout est de trouver un bon guide, que j'ai trouvé en la personne
d'André, de Orca Divers, à Boca Chica, que Carole
(alias Merengue, sur le forum)
a eu l'excellente idée de nous présenter. Ancien légionnaire
avec les tatouages de rigueur sur chaque bras, ce dur à cuire
n'en est pas moins un grand passionné du monde subaquatique,
qui se ballade allègrement à 50m en respirant 1 bar
d'air toutes les 15 minutes, pendant que nous sifflons nos blocs
en 20mn à 30m en misérables créatures terrestres
que nous sommes. André, lui, est probablement un dauphin,
sauf qu'il respire deux fois moins, tout en fumant comme un pompier
en surface, ce qui contribue à démontrer que décidemment,
il n'a pas vraiment besoin d'air...
Commençons
par le plus exceptionnel qu'il nous ait fait découvrir: les
grottes de Cueva Taína, à une trentaine de
minutes de route de Boca Chica. A la sortie de l'espèce d'autoroute
qui longe la mer en direction de St Domingue, on tourne brusquement
à droite, on prend un chemin de terre, puis un deuxième
chemin de terre encore moins praticable, on passe à côté
de maisons, de champs de maïs et de canne à sucre, puis
on arrive devant un portail. Aucun panneau, aucune indication, on
pourrait croire que l'on rentre dans le jardin d'un particulier.
Et là, au milieu de la végétation, un trou
d'une dizaine de mètres de diamètre, avec un escalier
en colimaçon qui descend jusqu'au fond, qui révèle
une surface d'eau cristalline dont on ne distingue pas vraiment
le fond.
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de
gauche à droite: moi-même, André, et Sebastien
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Carole
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On
s'équipe, l'eau est "fraiche", l'ordi donne 25°C,
ça change par rapport à la mer qui, ici, est à
29°C !
André
nous distribue nos phares, nos lampes de secours, nous décrit
la première plongée. On se laisse couler au fond,
à une vitesse surprenante pour qui est habitué à
l'eau salée. Ce qui ressemblait au fond n'est qu'un rocher
qui, lorsqu'on passe par dessus, révèle une très
grande grotte totalement immergée. L'eau est incroyablement
limpide, on voit aussi loin que portent nos phares, une bonne cinquantaine
de mètres dirait-on. Nous sommes 5, donc entre nos phares
et celui, très puissant, de notre guide, on distingue assez
bien le décor tout simplement fantastique dans lequel nous
sommes en train d'évoluer. Les stalactites et stalagmites
présents un peu partout laissent à penser que cette
salle n'est pas ou n'a pas toujours été complètement
immergée.
Après
un passage un peu plus étroit, nous émergons dans
la première grotte. On y respire sans problème, et
le décor est grandiose.
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Sébastien et moi-même
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Nous
continuons notre chemin de cette façon, en restant quelques
minutes sous l'eau pour aller de grotte en grotte, et en émergeant
à chaque fois pour contempler le plafond. Le décor
est indescriptible. Les quelques photos que je mets ci-dessus de
rendent pas 1/10e du spectacle. Dans la dernière salle, une
espèce d'orgue sortie tout droit du film "Alien"
trône au milieu de la salle.
Sous
l'eau, le décor est différent, mais tout aussi spectaculaire.
Des espèces de mi-broccolis, mi-champignons atomiques, ornent
les parois et les plafonds.
La
première plongée s'achève par le moment magique
de la remontée vers une tâche de lumière verte
et blanche, la surface.
Après
une petite pause passée à regarder André se
battre avec son briquet, qui refuse obstinément de s'allumer,
nous voici repartis pour la deuxième plongée, cette
fois-ci entièrement en immersion. Pas de photos, cette fois-ci,
car il faudrait un flash surpuissant pour éclairer tout ça.
Alors que pendant la première plongée, nous n'avions
pas dépassé les 7 mètres de profondeur, nous
voici à 13m, là où l'eau douce devient ...salée.
Le contact entre les deux éléments crée un
phénomène répondant au nom d'halocline, qui
nous fait basculer, pendant quelques instant, dans un film de science-fiction:
à la profondeur donnée, on arrive devant un mur d'eau
complètement trouble. Lorsque l'on plonge le bras dedans,
on n'en voit plus le bout. Je vois André, puis Sebastien,
passer à travers, et... disparaitre. Derrière l'halocline,
je distingue la lueur de leurs phares, et des ombres. Je m'engouffre
à mon tour dans cette porte des étoiles, je ne vois
plus grand chose l'espace d'un mètre, et de l'autre côté,
je retrouve mes compagnons, dans l'eau salée, à nouveau
parfaitement claire. La flottabilité change soudainement,
on doit purger nos gilets sous peine de se retrouver scotchés
au plafond.
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A
trois reprises, on passera à travers les haloclines, en fonction
de la profondeur des différentes galeries et cavités
que nous explorons. A tout moment, un fil d'ariane fléché
est là pour nous indiquer le chemin vers la sortie. En fin
de plongée, nous arrivons dans une immense grotte immergée,
vers les 20m de profondeur, baptisée "la cathédrale",
que nous traversons, pour finalement rebrousser chemin là
où la galerie suivante s'enfonce à plus de 40m.
La
Cueva Taína aura été une expérience
assez magique pour me pousser à la refaire une deuxième
fois la semaine suivante !
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Mes
autres très belles plongées pendant ces vacances:
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l'île de Catalina, pour la deuxième fois, avec son
tombant à 40m, où Sebastien et moi faisons notre plongée
profonde dans le cadre de l'AOWD, et sa plongée "Aquarium"
de l'autre côté de l'île, dans des eaux bien
claires avec poissons tropicaux en pagaille .
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Catalina
et son tombant
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et les deux épaves de La Caleta, où j'apprends
à mes dépends que le corail, ça brûle,
même le temps d'une photo (voir troisième photo ci-dessous
- j'ai encore des traces, *$$### !!!, ça m'apprendra à
faire le malin...)...
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Donc,
résumons: si votre destin tumultueux fait qu'un jour, vous
passez par Boca Chica, qui est plus connue pour ses péripatéticiennes
mineures qui se trémoussent sur du Reggaetón
et sa plage où l'on ne peut pas s'allonger 30 secondes sans
se faire proposer une manucure, une pédicure, des tresses,
un massage, du rhum frelaté, des faux cigares, un chapeau,
des lunettes (comme dans "eh, mec, tu veux des lunettes ?!!!!",
même genre), et que vous avez envie de voir autre chose et
de reposer vos oreilles quelque peu éprouvées par
les trois bars côte à côte qui se battent à
coup de décibels, que vous soyez plongeur ou non, passez
donc voir André, il aura sûrement quelque chose à
vous proposer. Les quelques salseros de notre groupe qu'il a su,
malgré leurs appréhensions, amener au fond pour un
baptême de plongée mémorable, pourront témoigner
(baptêmes dans lesquels il était brillament assisté
par Sonia, que l'on remercie au passage pour sa patience et sa gentillesse).
Orca
Divers - Abrahan Nuñez #27 - plage de Boca Chica - Tel: +1
809 968 15 44 - a.cub@hotmail.com
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